samedi 30 septembre 2017

Notre épopée au Cameroun : inauguration des salles de classes

6 septembre

 


On a rendez vous à 9h à l'école pour l'inauguration. 9h30, toujours personne et les gens semblent à peine s'affairer pour installer quelques chaises dans l'église, où aura lieu la cérémonie. On décide donc d'aller suivre la classe avec les enfants. Servane assiste a un cours de CE1 sur les astres : "un astre est un objet visible qui se déplace dans l'univers. L'univers est une étendue vaste et sans limite. Les principaux astres sont : la terre, le soleil, les
étoiles, la lune". Coraline apprend l'écriture des lettres en chiffre avec des CE2. Antoine fait de l'anglais avec des CM1 : "it is nice to be in school once again. Nice to see you after three months of break !" Armelle est avec des CE1 et apprend les composants du texte : le titre, les paragraphes, les signes de ponctuation, puis avec des CM2 qui apprennent ce qu'est la patrie : "ma patrie c'est le pays où je suis né...".


 



On leur fait aussi faire des dessins pour ramener chez nous. Pendant la récré certains ont un sandwich, d'autres peuvent acheter quelque chose à manger pour 100 Francs CFA. Ça court partout dans la cour. A 11h, c'est enfin l'inauguration. Tous les enfants sont installés dans l'église. Le vicaire, qui représente l'évêque (qui finalement n'a pas pu être présent) et le "céduc" (conseillé à l'éducation) qui représente le ministre de l'éducation sont là. Un enfant nous offre un bouquet de fleurs. Chacun fait un petit discours, puis Armelle présente un peu l'historique de l'association ainsi que les différentes actions qui on été menées pour récolter l'argent et les fournitures scolaires. Des enfants nous remettent symboliquement une petite bouteille d'eau de source du mont Cameroun, et on nous adresse le souhait d'avoir un système d'eau potable pour les enfants de l'école. Message reçu !




On assiste à la sortie des classes, très militaire, avec la descente des couleurs. Il n'y a pas école le mercredi après midi. Vers 13h on nous emmène à l'évêché, où nous sommes attendus pour déjeuner avec l'évêque : du poisson, des pommes de terres, et de l'ananas (du jardin !) en dessert. On visite aussi "les jardins" de l'évêché : il y a une plantation d'ananas, un bassin où on élève des poissons, et une porcherie. L'évêque nous explique que c'est un "élevage pastoral" : il élève des cochons et les fait se reproduire, pour ensuite donner les petits aux prêtres des petites paroisses alentour, qui pourront à leur tour avoir un petit élevage et nourrir leurs paroissiens

















On sort de table vers 15h, retour à la résidence. On dit au revoir à Armand qui nous quitte pour retourner en bus à Douala, d'où il décolle ce soir. Nicky nous emmène nous balader : on va voir la Marina, avec des bateaux des pêcheurs les plus riches, qui font des concours de pêche au merlin blanc une fois par an. On continue, jusqu'au monument des Batangas, qui commémorent les cent ans de l'arrivée de ce peuple ici par la mer. À coté il y a un phare. On en profite pour tremper les pieds dans l'eau.


Nicky nous montre comment ouvrir des badames, cette sorte de grosse amande, dans lesquels on trouve une cacahuètes allongées. C'est très bon ! On continue notre balade dans le quartier des Batangas jusqu'à la statue d'un Général. On s'arrête dans un autre "musée" tenu par un type qui a l'air d'être assez cultivé et qui nous dit qu'il suit le tour de France tous les ans, parce qu'il peut voyager en France sans bouger de chez lui. Il nous explique un peu les différents objets qu'il a : des lampes à huile, des cruches à eau censées  déterminer l'héritier dans les familles polygames, des passeports : petits masques en terre cuite que les gens portaient autour du coup quand ils voyageaient. C'est très intéressant. On rentre chez nous pour notre dernier repas : du poisson avec des frites maison et des bananes plantin ! Dehors il y a des nuages de chauves souris qui semblent migrer vers le sud.

Notre épopée au Cameroun : l'aventure continue à Yaoundé

7 septembre

Dernier petit dej' et on charge la voiture que Nicky nous a trouvée. Les sœurs nous ont préparé des sandwichs pour la route : des sandwichs aux œufs (sous forme d'omelette) et d'autres aux sardines. On s'arrête à l'évêché dire au revoir à l'évêque. Mais... à quel moment a-t-on cru qu'on ne serait que 5 dans cette voiture ?! On emmène aussi une sœur avec nous. Rebelote, on "bache" à 4 à l'arrière. On commence à avoir l'habitude. Yaoundé, nous voila ! 

5h plus tard... on arrive dans les bouchons de Yaounde. On se fait arrêter pas un policier qui demande nos pièces d'identité (mais qui ne s'inquiète pas que l'on soit 4 à l'arrière, sans ceinture et surchargés). On continue notre route à travers la ville. La circulation est infernale comme d'habitude (voir pire). On arrive chez Maman Thérèse par une piste en terre orange. Il y a une couche de poussière sur tout ce qui est autour : les petites baraques, les étales, les voitures, et les gens qui sont la depuis trop longtemps. Cédric (un neveu d'Armand) et Annick (la fille de Thérèse) nous attendent. Cédric sera notre guide. Annick nous fait visiter la maison et nous installe dans nos chambres. On a un peu de temps pour préparer la réunion avec l'association OPEN Cameroun (l'Observatoire de la presse étrangère et nationale) à 18h. On est accueilli par un petit comité : M. Hervé Moudourou en costume-cravate, le secrétaire exécutif d'OPEN (actuellement conseiller a la présidence, rien que ça), Jean Claude géographe et politiste, coordinateur de OPEN, Brice un jeune journaliste responsable communication, Gustave un jeune informaticien webmaster de OPEN, Audrey historienne et conseillère des programmes pour OPEN, Juliette au "communication departement" et Nadia responsable des finances de OPEN. Chacun se présente et présente son association puis on échange autour de différentes questions. C'est quand même une autre échelle : c'est une grosse association qui fait des actions au niveau national (par exemple un concours d’innovation inter-universitaire au Cameroun) mais l'échange très intéressant.
On rentre manger en famille... du poisson et du manioc.


Notre épopée au Cameroun : Yaoundé, suite de la découverte

8 septembre


On se lève tranquillement, et après le petit déjeuner, Cédric nous emmène faire un tour dans le quartier. C'est une vraie fourmilière. Il y a des petites boutiques et des vendeurs ambulants tout le long des rues principales. On traverse le marché : d'abord un petit marché caché pour les vendeurs qui ne veulent pas payer d'emplacement, puis le marché principal. C'est immense et l'odeur est moins désagréable qu'à Douala. Il y a de tout : de la bouffe sous toutes ses formes, et a peu près tout ce qui est vendable. On est alpagués de partout. On a aussi notre première demande en mariage : "Hé moi je vous épouse toutes les trois !". Oui voilà ! On bouffe quand même pas mal de poussière.
On rentre à la maison, puis on repart en voiture pour aller déjeuner chez Nathalie, "maman Nanou", la grande sœur d' Armand. Encore une fois on est très bien accueilli. Elle nous a préparé des œufs mimosa, des petites brochettes de bœuf légèrement pimentées, du poulet braisé égorgé le matin même, des pommes de terre vapeur et des bananes plantain en rondelle. C'est délicieux. En dessert une énorme salade de fruits pastèque-ananas. On discute avec Nathalie autour du repas.

On a ensuite rendez-vous à 14h au musée ethnographique et d'histoire du peuple de la foret d'Afrique centrale. On y retrouve deux membres de OPEN qui nous accompagnent. On rencontre la propriétaire et fondatrice de ce musée, Thérèse Fouda, une dame âgée très cultivée qui a étudié à Paul Sabatier à Toulouse. On a le droit à une visite guidée privée du musée. C'est très intéressant. On découvre les traditions du peuple Beti, des masques, des armes, des objets de cuisine, des paniers. On finit par une photo de famille et on repart pour la maison en faisant un tour par le quartier ou réside Cédric pour saluer ses sœurs. A la maison, on attend que Thérèse rentre d'une réunion pour passer à table : du porc avec une sauce a la tomate aux épices locales, des bananes plantain et du koki, mélange de haricots écrasés avec des épices, cuits dans des feuilles de bananier.


Notre épopée au Cameroun : Yaoundé

9 septembre

On est réveillé par Thérèse qui nous a préparé le petit déjeuner : de la bouillie de maïs servie dans une théière avec des beignets chauds. C'est bon, mais c'est lourd !
Lorsque Cédric arrive, nous prenons la route pour le marché de l'artisanat avec la voiture. Pour y aller on passe par le marché central de Yaoundé. Un vrai bazar : il y a des vendeurs partout. On ne s'arrête pas, on continue vers le marché de l'artisanat. C'est sur une petite place où les stands poussiéreux forment un U. Alors là, c'est pire qu'au marché normal : on se fait littéralement sauter dessus par les vendeur (pour ne pas dire harceler). Chaque vendeur insiste pour que l'on passe dans sa petite cabane. Bien sûr chacun va nous faire la meilleur offre. Certains stands vendent des masques, d'autres des bijoux, d'autres des sacs, d'autres des vêtements, d'autres encore des instruments de musique. On fait nos achats, Cédric négocie avec nous les prix, et on finit par s'en aller quand ça devient trop oppressant. C'est dommage parce que c'est contre productif pour eux, on aurait volontiers passé plus de temps et peut-être acheter deux ou trois autres petites choses mais là c'est vraiment fatiguant.
On est reçu a 13h chez Blandine Moudourou, la femme de Hervé Moudourou que l'on a rencontré à OPEN, dans une maison (très) chic du quartier Bastos. Une grande maison avec un grand jardin très fleuri. Un petit havre de paix. C'est une amie d'Armand et elle est extrêmement gentille et très accueillante. Elle est professeur au lycée français de Yaoundé et nous explique un peu comment il fonctionne. Elle nous sert des jus de fruits frais d'ananas, et un mélange ananas-carotte. On mange dans le jardin (c'est la première fois ici). Elle nous dis qu'il fait très chaud en ce moment pour la saison, et que la saison des pluies devrait être commencée, une autre marque du réchauffement climatique, en cette période d'ouragan. En entrée il y a une salade d'avocats avec du capitaine (poisson) fumé, puis des brochettes de bœuf et de porc avec des bananes plantain. En dessert de la papaye solo, de l'ananas et des yaourts maison. 

On se dirige ensuite vers le parc Sainte Anastasie, un petit parc très sympathique où l'on paye l'entrée et le droit de faire des photos 2000 CFA (3 euros). On peut aussi y faire un pic-nique pour 10000 CFA (15 euros) ou venir y faire des photos de mariage pour 25000 (38 euros). Servane est un peu malade. On rentre a la maison se poser et prendre une douche. Pour dîner, on va manger du poisson et du poulet braisé dans un "snack", sorte de petit restaurant de rue : on choisit son poisson parmi les différentes espèces qui sont présentées (maquereau, bar, capitaine, sole et autre) ou un morceau de poulet. Pendant qu'on le fait griller, on peut s'installer au bar adjacent et commander à boire. On profite de la musique live, où un chanteur et une chanteuse nous chantent "Il est venu le temps des cathédrales", ainsi que du Céline Dion, et du Lara Fabian, "elle a les yeux revolver", "savoir aimer", mais aussi des chansons africaines qui donnent envie de danser. Les poissons et poulet braisés nous sont ensuite servis à table accompagné de...(je vous le donne en mille)...bananes plantain et manioc. La tradition voudrait que l'on mange avec les doigts, mais on nous propose quand même des fourchettes (ouf !). On passe une bonne soirée.

mardi 26 septembre 2017

Notre épopée au Cameroun : Yaoudé suite et fin !



10 septembre


En fait Servane est vraiment malade. Peut-être une indigestion. Armelle non plus ne se sent pas super bien et préfère ne pas petit déjeuner. On va à la messe à la cathédrale à 8h. Servane préfère rester a la maison. On fait le tour de la cathédrale et on remarque que des chauve-souris énormes dorment sous la charpente.
On va faire nos dernières courses : on rentre dans un Casino pour faire quelques emplettes, et alors là, on se sent chez nous ! À quelques exceptions près, ce sont les mêmes produits qu'en France. On passe aussi au marché aux fruits prendre des ananas et des avocats. Enfin, on finit la visite de la ville avec le monument de la réunification et le moment de l'indépendance. On passe aussi devant l'ambassade de france, et devant le lycée français où travaille Blandine. Puis c'est retour à la maison, préparation des valises, et dernier repas en famille.


On part pour l'aéroport vers 15h30, après avoir bien remercié tout le monde et fait une dernière photo. À l'aéroport, c'est sport : des bagagistes habillés en vert nous proposent (imposent serait plus juste) leur service. Puis un autre prend la relève dans l'aéroport pour peser nos bagages et les filmer. Après moultes transvasements et agacements (parce que le ChocoCam a déjà commencé à couler), on finit par s'en sortir. On obtient, moyennant 40 000 FCFA, nos macarons attestant que le contenu a été vérifié, et qu'il n'y a pas de problème phyto-sanitaire (la blague !). Bref, c'est ça l'Afrique. On va enfin enregistrer les bagages et on passe la sécurité. Dehors un orage tropical salue notre départ. Après une escale à Douala et une autre à Bruxelles le lendemain matin, on arrive à Paris vers 8h.

dimanche 27 août 2017

Kri'gouille sur la ligne de départ !

Bonjour à tous,

Aujourd'hui, notre association Kri'gouille a une grande nouvelle à vous annoncer !!

Nous partons réaliser les travaux de l'école Saint-Joseph à Kribi, au Cameroun !


Nous serons finalement une délégation de 4 membres de l'association, accompagnés de notre président de nationalité camerounaise, à superviser ce chantier, du 3 au 11 septembre prochain.

Nous tenons à remercier de tout cœur toutes les personnes qui nous ont soutenu,
de près de loin, depuis plus de 2 ans !


Vous avez été très nombreux à vous intéresser à notre projet. De toute la France, de tous âges, et de toutes les manières. Grâce à vous, nous réalisons une aventure humaine et culturelle unique !

Cependant... notre budget n'est pas encore tout à fait bouclé !

Il nous manque encore quelques 500€ à collecter d'ici notre départ. 😢


Encore une fois, n'hésitez pas à faire parler de nous, ne serait-ce qu'en diffusant ce mail, ou en parlant autour de vous.
Pour cela, un seul lien : https://www.helloasso.com/associations/kri-gouille-cameroun
et une seule adresse : Association Kri'gouille, 7 Faubourg Saint-Maurice, 16220 Montbron.

Nous allons très vite poster pleins d'informations, de photos et de récits sur notre blog : http://krigouille.blogspot.fr/
et sur notre page facebook : https://www.facebook.com/people/Kri-Gouille/100005037494762

A très bientôt pour vous conter nos aventures !

L'équipe Kri'gouille

vendredi 13 janvier 2017

Campagne de dons pour atteindre notre objectif !




Depuis deux ans et demi, Kri'gouille est une association humanitaire basée à Montbron et regroupant des jeunes charentais, a mené diverses actions pour récolter des fonds. Au départ, l'objectif de l'association était d'apporter du matériel scolaire à l'école St Joseph à Kribi, au Cameroun, ainsi que terminer le bâtiment de l'école qui se trouve en mauvais état. Au fil du temps, cet objectif a évolué : il s’agit désormais de construire de deux salles de classes supplémentaires, car les enfants sont trop nombreux. Or, après avoir organisé des repas caritatifs, mené une campagne de don en ligne et effectué diverses autres actions, l'association dispose désormais d'une cagnotte permettant de réaliser cet objectif. Cependant, nous n'avons pas de marge pour organiser financièrement le voyage au Cameroun pour quelques membres de Kri'gouille, et pour notre matériel. C’est pourquoi nous nous tournons à nouveau vers vous tous, afin de réunir les 2000 euros qui nous manquent, pour pouvoir payer une partie des billets d'avions qui nous permettrons de nous rendre au Cameroun, et d’acheminer nos fournitures scolaires.

Nous tenons à remercier tous les généreux donateurs, sans qui nous n'aurions pas pu atteindre cette étape. Merci à tous de nous suivre et de nous aider depuis deux ans et demi. Nous avons besoin du soutien des Charentais une dernière fois, pour accomplir notre objectif final, alors n'hésitez pas à faire un don, ou mieux, à parler de notre campagne de don autour de vous.

Pour cela, deux possibilité :

- vous rendre sur notre page internet sécurisée : https://www.helloasso.com/associations/kri-gouille-cameroun
(Vous pouvez rechercher « Krigouille Helloasso » sur Google)

- Nous envoyer un chèque à l'ordre de « Association Krigouille », à l’adresse suivante : Association Kri’gouille, Prieuré Marie Médiatrice, 7 faubourg Saint-Maurice, 16220 Montbron.

Nous comptons sur vous pour nous soutenir dans la réalisation finale du projet !
Nous vous remercions chaleureusement et vous souhaitons une très belle année 2017 !